30/5/2009 - L'hauteur du grand
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Mais que direz-vous, arrivé devant le terne, elle, lorsqu'il vous posera comme des questions, du moins des paraphrases duquel vous devrez vous trouver une réponse? Eh bien? Vous direz quoi? J'ai été bon, seigneur, je n'ai voulu que le bien de ma famille. J'ai péché à l'occasion, l'église n'était mon fort, qu'à Noël, et encore, seulement lorsque la petite chantait, et encore, mais je vous assure que j'avais la foi, la foi! La dernière foi que tu as eu est trop éloigné pour que tu puisse t'en rappeler! Tu pouvais bien mentir à tous, mais pas à moi, oh moi Saint-Père-Directeur-de-La-Résurrection, je te connais, comme tous les autres d'ailleurs, mieux que toi même. Je sais ce que tu a mangé, voilà un mois! Mais seigneur laissez-moi une chance. Pourquoi? Parce que. Et tu te trouve drôle? Jamais, plutôt insolent d'oser demander une faveur éternel au père tout aussi long, mais mes genoux qui flanchent par endroit prouvent mon honnêteté. Tu as raison petit insolent, tes jambes aussi blanche que les vacanciers, aussi poilus aussi, sont maigres. On dirait que tu n'est que les restant raté de mon modèle parfait; l'homme! Ah! L'homme, quel ouvrage magnifique, n'est-ce pas? Mais, c'est que... Que quoi? Il n'y a machine plus fonctionnelle qu'elle sur terre, plus autonome. Je n'ai qu'à faire un peu d'ordre par-ci par-là lorsque vraiment nécessaire, et encore. Des machines, Bon-Seigneur-Dieu-Fort-Et-Beau-Et-Barbu? Bah, ne t'offusque pas de si peu. Je ne le suis point Maître-Infini-Du-Destin-De-Mes-Couilles. Machine, homme, animal, construction, faune, flore, création. N'est-ce pas la même chose au fond? De votre point de vue Grand-Seigneur-Ne-Pétant-Point. Pourquoi donc, ne les considères-tu pas comme tel? Des machines qui s'auto-suffisent, voilà tout. La démarche de vos masses sont aussi ridicule que n'importe quel fonction mathématique. Les mathématiques, parlons en donc! Qui de vous a trouvé cela? Euuu, Mon-Omnipotent-Maître, c'est que, je ne sais pas. Et Bien moi je sais....
Il venait de reposer le crayon. L'auteur n'en pouvait plus, mais il était satisfait, et le sourire qu'il arborait en était celui de l'homme satisfait. Certes, son petit effet de dialogue dans un même paragraphe n'était pas mal du tout, même si au fond il avait déjà vu cela à quelque part. Les professeurs ne nous enseignent pas que la vie. Et puis il était fatigué, l'auteur. C'était un bon auteur, il écrivait des romans policiers, mais empreint de cette philosophie qui les rendent tellement profond, tellement intelligent. Parfait mélange de récit et de contenu. Mais bon, pour l'instant, il se penchait sur son épopée classico-fantatisco-comico-philosohio-humaine, un espèce d'histoire poche sur un gars qui allait devant Dieu pour lui jaser, question de pouvoir avoir une place au paradis, parce que le travail ne lui disais plus rien. L'idée était mauvaise, et à vrai dire l'auteur aussi, mais il était auteur, et de polar, et de polar philosophique, alors il se croyait bon auteur, et hautement estimé en plus, alors il se cru en moyen d'épater la galerie avec un texte vachement profond et bien écris, question de faire douter son éditeur mais de s'assurer le titre d'artiste. Il était sur la bonne voie. Le style était nouveau, du moins dans son conscient, et les mots commençaient à sortir à un bon débit. Celui de l'innocence. On n'arrête pas d'écrire, mais on réalise ce qu'on écrit, et c'est pas facile pour l'égo. Mais lui était auteur de polar, et philosophique s'il vous plaît, alors son écriture, ses mots, même automatique, étaient excellent. Il n'y a qu'un seul point auquel il n'avait pas réfléchi. C'est qu'il ne réfléchissait pas. Parler de Dieu et de ces trucs là n'est pas mince affaire. Parler de ce qu'il pense, ça commence à être épais. Réfléchissez sur un meurtre, mais abstenez-vous, s'il vous plaît, de tenter d'écrire les pensées d'un qui en sait trop. La face vous perdra, le ridicule vous prendra, mais surtout, la folie vous dépouillera. Mais si quelqu'un en revient vivant, qu'il vienne me voir, et qu'il m'explique, je l'en pris, pourquoi les gens sentent le besoin de mêler philosophie et polar.
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