Blog

Paradoxe que tout le monde se fou

5/5/2009 -

Paradoxe que tout le monde se fou

  La douleur.. | Page d'accueil | Le talent mes amis.. 

Frigidaire. C'est pas un mot, c'est une marque. Elle, c'est pas une marque, c'est un mot. Je l'échangerais pourtant pas contre une frigo. Même bien neuf, même en staine laisse, même qui fait des glaçons, qui fournit de l'eau, qui se remplit tout seul, qui te fait un suivi de tes denrées sans frais. Rien à cirer des suivis sans frais. Rien à cirer des électroménager en général. Mais elle...
Je m'étais pourtant dis, non mec, pas elle non plus, non mec. Reste cool, elle était venue sans que tu t'en rende compte, sans que tu réalise vraiment, sans que tes couilles, ta bouche, tes doigts deviennent mous, sans que tes mots deviennent inutiles, sans que ton plaisir soit révisé. T'avais vraiment du plaisir avec elle, autre que celui d'espérer celui que tout le monde espère sans le dire, autre que de l'empêcher de parler. Je me disais des trucs comme ça. Non, en fait, ce qui était merveilleux, c'est que je ne me disais pas ça, je ne me disait rien. Rien du tout. Je prenais seulement plaisir à rire avec elle, sincèrement, sans loucher, sans rire jaune. Je montrais mes dent jaunes et je m'en foutais. Je pouvais sentir mauvais à volonté, sacré comme une charrue, boire comme un cave, réfléchir comme un cave, donc pas, être n'importe quoi.
Je m'étais dis ça, pis le soleil dormais encore, mes mitaines me réchauffaient les mains déjà trop froides pour être sauvées, pis je voyais dans la vie une espèce d'exaltation enfantine, pure, pis j'avais rien compris. J'avais pas encore réalisé que les affaires, quand elles ne tournent pas en plus au ridicule, tournent toujours en rond. Que je suis le même pathétique ambulant que le chinois qui se magasinait du riz voilà très longtemps. Que la bière avaient des défauts, que j'en avais. Que l'amour en était souillée, de mes défauts, et que même la bière ne pouvait rien faire.
Et puis, je dis quoi encore? Je dis tout le temps, en croyant que maintenant c'est la bonne chose à dire. Je m'époumone à dire des vraies vérités vraies, de celles qui restent vraies même lorsque nos dents ne le sont plus, mais à chaque fois la même évidence me revient en pleine face comme un camion, comme une métaphore poche qu'on devrait taire MON DIEU, mais qu'on édite quand même. Pis ensuite, je me promets qu'il faut plus que j'en dise, de celles-là, parce qu'elle me revienne toujours sur la gueule en se la foutant. Mais je comprend pas encore la tangente, et je tourne en rond (jeu de mot) et je me refais des vérités. Mais un jour, le bac 1, le bac 2, le bac 3 des choses qu'on pose vrai, supposément vrai, qu'on se suppose sans mentir vrai, vont être vides. Faudra les remplir, mais avec quoi? Restera plus que les feuilles avec un X dans le bac bleu, celles qui portaient nos choses en quoi il fallait croire, mais alors on saura déjà qu'elles contiennent des foutaises. Alors restera qu'à réimprimer par dessus pareil, parce que, de toute façon, on ferait quoi sinon? On irait toujours ben pas jouer dehors.
Mais la question s'écarte d'elle même, comme si à trop n'en parler, elle devient lisse. Il faut en user avec parcimonie, yep, pas des questions, celles-là reviennent tout le temps, déguisées mais tout le temps, plutôt du truc qui nous rape la coeur. Qui râpe, pas viole. J'aimerais mieux me faire violer un doigt que de me le faire râper. Après t'as du fromage avec du sang, yark. Faut donc pas trop l'effriter. Parce qu'on a beau se le cacher, on aime ça en criss avoir des grandes peines existentielles. Essayez même pas de dire le contraire. Ça fait qu'on essaie de garder nos maigres malheurs les plus aiguisés possible, pour se faire mal une fois de temps en temps, pour que les liquides corporelles humectent un peu partout, pour qu'on se voit comme dans un film quand le personnages est ben ben triste pis que tout le monde a ben ben pitié.
Mais je m'écarte encore. Ses yeux, il faudrait encore en parler. Il faut tout le temps en parler. Cette fois-ci, je les garde pour moi ses yeux. Comme si mon amour aurait pu, pour une fois, ressembler à autre chose qu'à Barbara Cartland. Pas mon amour elle, en tant que personne, c'est justement. Comme si mon amour avait pas besoin, pour une fois, de s'appeller comme ça, comme si elle avait pas besoin de dénomination, sinon celles qu'elle avait déjà avant de me connaître, avant que je la connaisse surtout. Avant osti.
Justement. Avant. L'osti d'avant. C'est quoi cette invention là? Pis la mémoire, de toutes les sortes, pis surtout de celles qui restent, mais d'habitude ça reste ça, parce que ça le dit dans le nom, mais ça pourrait coller même si le nom était pas explicite, comme les handicapée dans une bibliothèque.
Avant, on en parle même pas.
On parle plus d'avant.
On parle plus de tout.
Et voilà que ça revient.
Même si j'ai pas fait exprès.
Je voulais pas, mais faut pas parler
de ses amours d'avant
si on veut espérer être celui
d'aujourd'hui.
Ça fait qu'on espère, donc on censure, donc on cache, donc on court, donc on perd, donc on court à notre perte.
Et là, j'fais quoi moi?

Je me relis, je réalise. Je réalise assez tôt que mes phrases se tiennent en argile, que mes déconstructions ont dépassés la compréhension, que la grammaire est râpée à quelques endroits, et vous voulez savoir quoi. Je m'en fou. Parce qu'elles sont vrais comme ça, elle sont belles comme ça. Belles déconstruites.
Belles comme elles se sentent bien. Ça me rappelle quelqu'un...

  La douleur.. | Page d'accueil | Le talent mes amis.. 

Post A Comment!

10/5/2009 - Faut absolument que je mettre un titre pour envoyer un commentaire ?!

Posted by M-lou

Wa ! Beaucoup trop de jokes, de références plutôt (je dois être la seule a les trouver drôle t'sais...), de bibli ! Deviendrais-tu un plug de bibli ? Ce serait pas bon pour le Mâle en toi... ! Non sérieux. J'ai fais de l'élagage en fou en fin de semaine et là je me suis rappeler que toi, oui toi, t'es en France. Pis, oh surprise ! je trouve plus le blog de ton truc où il devrait y avoir des photos. Parce que moi aussi j'aime ça souffrir, genre regarder des photos de monde qui ont du fun en France alors que moi je sèche avec les handicapés pis les Barbara Cartland. Anywway, c'est tellement long et callé mon commentaire, j'm'excuse, j'arrête. Fais juste m'envoyer la fuckin' adresse de ton blog, histoire que je me martirise, si tu vois mon message à temps, bien sur. Parce que t'sais.. t'as mieux à faire que lire tes commentaire, je l'sais.

 

Bye !  M-Lou

Permanent Link

14/5/2009 - .

Posted by obstacle

Je pense que Rémi-Julien risque de ne pas te répondre avant qu'il ne soit plus très pertinent d'aller voir le blog en question, je prend donc des libertés :

 

http://www.bloguez.com/profilmontaigne

Permanent Link

A propos du blogueur

«  November 2009  »
MonTueWedThuFriSatSun
1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30


Menu

• Album photos
Accueil
Voir mon profile
Archives
Email
Blog RSS

Catégories

Amis

1
obstacle

Liens

Blogue à ma soeur

Services


Sondage

Créer un blog | Liens : Fonds d'écran gratuits | Shy m |  Contacter l'auteur