Les élucubrations Laterroises | Bloguez.com

1/7/2013 -

La nappe en plastique

 

C'est comme si tout était là. Et puis la tarte brûle d'un coup, le beurre tourne ou est trop dur, les pieds claquent et tout le monde crient à tue tête. LE DERNIER FILM À LA MODE. LES NOUVELLES DU SPORT

3-1

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égalité.

Au milieu de tout ça, moi, je me dis que je l'avais presque. Mes déjà je m'enrobe pour ne plus rien entendre. Je mange la tarte même si je suis rassasié, jusqu'à en vomir. Je fais passer avec du vin bouchonné, les gens crient, hurlent à la mort des idées déco ou bien le nom de leurs enfants. Je me demande si j'aurai à payer, vu que tout est inmangeable. Je devrais m'arrêter maintenant, me plaindre au serveur pour obtenir dédommagement, mais j'en suis bien incapable. J'ai la gorge trop basse.

Je lèche le beurre avec les doigts sans que personnes ne remarquent. Il n'y a plus aucun couteau, c'est pour ça que j'utilise mes doigts. Les couteaux sont dans les mains de tous et ils s'égorgent en hurlant à la mort que leurs télévision est de si haute définition qu'elle entre même dans le dictionnaire. Le sang coule, car même si il ne s'agissait que de couteaux en plastique, les gens y mettent beaucoup de volonté. On veut bien avoir raison. On tape donc bien fort, juste entre les côtes ou bien directement dans les yeux.

Je croyais y parvenir, mais je suis resté muet. Et puis la tarte a brûlé et je l'ai mangé quand même.

C'est un carnage, je crois, on sort l'artillerie lourde. Certaines dames bien habillées cachaient des grenades dans leurs sac-à-main. Ils les manient avec une habileté inouïe, je me demande où elle ont apris ça. On me sert un café froid. Le serveur vient même y ajouter des glaçons. Je ne le remercie pas. Aurais-je du? Je me demande bien. J'en viens aussi, de fil en aiguille, à me demander comment se nomme-t-il, le serveur, si il a une famille, des enfants, un chien peut-être. Est-ce vrai que les serveurs des grands restaurants prisent tous de la coke? J'aimerais bien lui poser la question mais je n'ose pas. Je bois mon café, fais craquer les glaçons sous mes dents. Les gens s'insulte avec de bonnes manières. On m'a oublier je crois. Peut-être pourrai-je partir sans payer.

 

Et je croyais enfin faire partie de ses gens là?

Je devrai faire mes classes encore. Apprendre à dire tout haut ce que je ne pense même pas tout bas. Ne pas manger avec les doigts. Ne pas rester silencieux. invectiver le serveur et ne pas se soucier de sa famille.

Ne pas manger la tarte quand elle est brûlée.

 

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10/9/2011 -

consommer le rêve

 

Je vais en Amérique! qu'il m'a dit. Mais tu y est déjà, que je lui ai répondu. Nah, je vais dans la vraie Amérique, celle des gagnants. En Amérique-Unis.
D'accord, mais fini ton repas.
Il a fini son repas, a enfilé ses bottes, celles qui allaient beaucoup voyager, m'a enlacée rapidement puis à dit à tout à l'heure. Quel heure?
Je ne sais pas, qu'il a dit.

Ce que j'ai su par la suite, c'est qu'il avait fait du pouce d'ici à Montréal dans la voiture d'un cinglé, puis de Montréal à pas bien plus loin dans la voiture d'un autre cinglé. Un camionneur lui a fait faire le gros du chemin jusqu'au ligne en jasant des chiens écrasés mais il ne s'en souciait guère. Il découvrait la vie, un homme à la fois.
Aux douanes, ils lui ont demandé la raison du voyage et la durée. Je n'ai jamais connu ce qu'il a répondu. Ni la suite. Je me doutais bien qu'il s'en sortait, et qu'il rencontrait de jeunes américains aussi fou que lui dans les bars de la vie, mais j'aimais mieux ne pas y penser. Par pour les fou ni pour les bars, juste parce qu'il ni avait pas moyen de savoir de toute façon.
Chez nous continuait comme à l'habitude, excepté qu'il y avait maintenant du manger de trop, et que c'était un peu plus tranquille. Finalement, qu'est-ce qui change l'habitude, au bout du compte? Même mourir, ça doit être seulement de changer de routine.

Puis il est revenu, un beau matin. Je fus tout heureuse de l'embrasser, de revoir mon fils à moi, mon homme. Il recommençait à faire chaud, et le matin avait été agréable, c'était samedi. J'ai vu quelqu'un débarqué de l'autobus au loin, puis c'était lui. Il n'avait plus un sous. C'est ça, aller au fond des choses.
Et il revenait avec ses histoires plus grandes que nature, ses agrandissements de vie, ses volontés de bohèmes. Ça me rappelait ma jeunesse à moi, et je me demandais comment il avait fait. Il parlait de choses extravagantes, et je me questionnais à savoir s'il s'agissait d'une exagération, soit pour ne pas avoir l'air d'avoir tout raté, soit pour se mentir à lui-même, ou bien s'il avait vraiment vécu tout ça si large. Je me le demandais bien parce que moi-même, fut un temps où j'avais voyagé et m'étais posé les même questions.
Et je l'écoutais en songeant à tout ça, puis ça m'a fait sourire. À quoi bon s'en faire. Dans les livres, il faudrait toujours avoir l'esprit du grand air et le voyage dans le sang. On ne sait jamais trop pourquoi. J'ai décidé de laisser ça à d'autres. J'ai accroché à un bout d'histoire et je l'ai écouté me faire rêver.
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29/7/2011 -

Le seul fil

 

Oublier ce qu'on était, alors que c'était bien.
Ou mieux que là
Ou mieux qu'ici. Avec les torchons d'huiles, de canola et de maïs, d'olives et à moteur, de pistons, de carburateur, de patates de frite. Et vierges! Ah!
Mais alors pourquoi. Je veux dire, pourquoi. Pourquoi avoir changer si c'était bien? Parce qu'on voulait s'être, que ça soit, mieux?
Pour pas que ça soit trop facile peut-être. Nah.
Et si c'était
pour la musique?

Mais pourtant, rien reviendrait, même pas nous, en arrière du temps présent. Parce qu'on peut pas. Et le dégât est fait, c'est pas grave. Il faut le ramasser avant que ça chèsse.

Mais. Mais. Mais si c'était bien, j'y pense, c'était pas grand chose de différent. Vraiment pas grand chose.
Sauf que j'écrivais
Beaucoup. Et plus souvent. Et beaucoup plus souvent.
Et alors là je pouvais, je pouvais creuser et creuser plus loin, faire autre chose que de la stylistique qui branle dans le manche, qui hésite entre top-nouveau et oups pas de classe. Vous pouvez aisément le voir même ici.
Et le pire. Le mieux et c'est le pire que je puisse plus (exemple de stylistique ébauchée), c'est le fond. J'ai le fond bas. Mais des plafond hauts.
Mais à écrire comme ça en garde partagée, je perd le fil de mon idée générale.
Je perds tout ce que j'ai eu à dire. De plus que de l'envolée d'artistounet, vide de sens et de forme.

J'ai perdu le fil de mon idée, le seul, la seule. La seule chose qu'on a à dire. Celle qu'on répète dans tout. Et si c'était à cause de la musique? Et si je ne changeais que de medium?
Honnêtement, je ne sais pas.
Bonne nuit. (Nostalgie diffuse dans l'air, regard penseur)
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29/7/2011 -

23:56

 

4 minutes pour écrire quelque chose avant minuit après il sera tard et je vais être fatigué demain.
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27/5/2011 -

S'en retourner chez nous après une dure journée de travail

 

Et je me promène, à la recherche encore une fois, encore, de ce qui pourrait bien me faire passer le temps, jusqu'à temps qu'il soit plus serein. Mais pourtant l'air est doux, comme dans il ne fait pas soleil ni chaud, mais il fait tout de même vrai. Comme dans même en pleine ville le vent et sa vrille se déchaînent et nous, petit nous, il ne nous reste qu'à en subir les conséquences. Désastreuses.
Et bien bref, je me ramène sans que les conséquences soient désastreuses, il ne fait que frais, que vrai. Bref, bref. Et je passe le temps à me dire qu'il faut bien trouver un sens zen, donc un non-sens, à cette vie, du moins à sa période qui englobe tous les à-boutes, tous les tannés, tous les j'finis-dans-une-heure, tous les bientôt, tous les demain-ça-va-t'être-fini, tous les moments soupirés, tous les soirs fatigués, tous les matins désespérés, tous les arrêts d'autobus, tous les malaises constipés, tous les oreillés insomniaques, tous les pieds qui traînent, toutes les épaules qui craquent, tous les rictus sans vie, qui englobent chaque moment où on aurait besoin d'une réponse, où on aurait besoin de servir à quelque but ou de sentir qu'on est plus que moins.
Et j'arrive dans le parc, qui se passe de moi dedans. Le soleil est tombé, mais on le sent toujours derrière les édifices pas trop loin. Mais on ne le sent pas comme juste après qu'il ait dépassé l'horizon des toits, mais on le sent comme disparu, mais pas trop loin quand même.
Et le lampadaire champêtre allume les feuilles neuves de cette année. Et c'est beau à en prendre des photos, c'est beau à pleurer. Mais moi et mon extinction, et je sue et je souille la photo, et encore plus parce que je ne peux pas la prendre (de toute façon saurait-je comment tirer réellement partie de toute cette lumière et des jeux d'ombres et de tout le reste?).
Puis plus j'avance, plus ma rue me revient. Et je me rappelle qu'elle n'est pas tellement plus belle que l'autre. Maudit que la bière va être bonne.
Et ça résonne, dans tous les pauvres coins, et dans les allées riches. Maudit que la bière va être bonne! Et pourtant pas plus avancé qu'avant. Juste plus vide.
Parce que vide la bière. Parce que toi, moi, nous, tous le monde, pas plus avancé. Rien fait dans ta journée, que suer à ni même pas croire et boire sans vraiment vouloir. Certaines mères disaient à leurs enfants qu'il fallait faire une chose, apprendre un chose, dans ta journée pour que ça en soit un bonne. Maudit que la bière va être bonne.
Et je ressasse ça dans ma tête les boisés passés et les rues de mes voisins inconnus. Et je me dis qu'elle n'aura vraiment servi à rien ma journée.
Alors j'arrive et j'écris, pour me reprendre.
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